Désir de grossesse, Témoignage

Vivre l’infertilité en Côte d’Ivoire : l’histoire émouvante d’une femme mariée de 32 ans

Témoignage Vivagest : désir de grossesse, infertilité

« Être mariée sans enfant, c’est comme porter une étiquette »

J’ai 32 ans et cela fait 3 ans que je suis mariée. Ici, en Côte d’Ivoire, une femme mariée sans enfant, c’est tout de suite mille questions, mille regards. C’est comme si on n’était pas vraiment une femme accomplie. On te rappelle ça à chaque instant, parfois même sans méchanceté, mais chaque question devient une blessure : “Alors ma fille, et le bébé ?

Au début, je souriais, je faisais semblant de prendre ça à la légère. Mais avec les années, c’est devenu lourd. À chaque mariage, chaque baptême, chaque fête de famille, je ressens une boule au ventre. J’évite parfois les rassemblements, juste pour ne pas entendre ces phrases qui font mal.

Dans mon parcours, j’ai tout entendu : “Va voir une matrone”, “Bois cette tisane”, “Peut-être que tu ne pries pas assez”.

J’ai tout essayé : les décoctions de tante, les prières à l’église, les consultations médicales… Mais rien n’a marché.

Chez nous, en Afrique, c’est souvent la femme qu’on accuse. On oublie que parfois, le problème de fertilité peut aussi venir de l’homme.  Heureusement, mon mari a accepté de faire ses examens. Mais beaucoup d’hommes refusent… alors nous portons seules le poids de cette attente.

Les larmes cachées derrière les sourires

J’ai connu des nuits de pleurs. Quand les règles arrivent, je m’enferme dans la chambre, je pleure en silence. Et le matin, je mets mon plus beau sourire pour aller travailler, comme si de rien n’était. Les gens ne se doutent pas de cette douleur invisible.

Aujourd’hui, j’ai décidé de chercher de l’aide médicalement. Ce n’est pas facile, mais je le fais, parce que mon désir d’être maman est plus fort que tout. J’ai entendu parlé de Vivagest grâce à une sœur et je décide de me lancer.

Ce que j’ai compris dans ce chemin, c’est que je ne suis pas seule. Nous sommes nombreuses, en Côte d’Ivoire, en Afrique, à traverser ce silence, ce combat. Mais nous n’osons pas en parler, par peur du jugement.

Un message d’espoir pour toutes les femmes

Mon témoignage, je le partage pour toi, ma sœur, ma cousine, ma voisine qui souffre peut-être en silence. N’aie pas honte. Tu n’es pas seule. Cherche du soutien, parle-en, informe-toi. Et surtout, garde espoir. Parce que je crois qu’un jour, moi aussi, je serrerai mon bébé dans mes bras. Et ce jour-là, toutes mes larmes deviendront des larmes de joie. »

Mme M. A. (Résidente à Koumassi, Côte d’Ivoire)

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